Cette maison n'a pas besoin de Nucléaire, et produit de l'électricité en masse.

Cette maison produit elle-même l'énergie dont elle à besoin, à l'aide d'une installation photovoltaïque notamment.

Crédit: Louis DASSELBORNE

L'ingénieur et designer bois genevois Thomas Buchi présente fièrement sa maison "Energie +". Une bâtisse qui ne vit que d'énergie renouvelable et produit 9500 kW/an.


La maison du futur. C’est ainsi que Thomas Buchi présente son chalet «Energie +» à Nax. Ce bâtiment, en bois et en verre, s’autosuffit au niveau énergétique. Il ne consomme plus aucune énergie fossile et produit l’électricité nécessaire au propre fonctionnement des habitants, avec même un surplus d’énergie servant à charger une voiture pour 35'000 kilomètres. «Avec ce concept d’énergie renouvelable, on n’a plus besoin de centrale nucléaire. C’est la solution pour sortir de cette dépendance!», remarque cet ingénieur et designer bois genevois. Sa maison éco-bio est non seulement la première à avoir poussé sur sol valaisan, mais aussi en Romandie. « J’espère que cela donnera envie aux gens d’investir dans ce système», ajoute Thomas Buchi.

800'000 francs dans la construction


Côté finances, un tel chalet – composé de trois chambres et de deux salles de bain, ainsi que d’un garage - coûte 800'000 francs de construction, sans compter le terrain.  «Ce qui représente 2800 francs le m2 et entre 850 et 900 le m3», précise Thomas Buchi.  Il ajoute que cet ouvrage n’a suscité que 8000 francs de plus-value pour les installations en photovoltaïques. «Comme nous avons reçu une subvention de 8000 francs, nous n’avons en fait  payé aucun surplus.»

La seule dépendance: l'eau


L’homme ajoute que les résidents n’auront plus aucune charge de fonctionnement. «La seule facture qu’ils recevront sera pour l’utilisation de l’eau. Le prix du pétrole peut exploser, cela n’aura aucune influence sur le budget familial», remarque Thomas Buchi.  Avec l’installation photovoltaïque sur le toit, la maison produit 9500 kW/ an. « Or, une maison familiale a besoin au maximum de 4000 à 4500 kW par an. Il reste donc un important surplus que nous pouvons utiliser pour charger la voiture électrique».






Par Christine SAVIOZ